1ère journée européenne de la psychomotricité

Aujourd'hui se déroule un peu partout en Europe des manifestations pour parler de la psychomotricité.

Organisée par le forum européen de la psychomotricité, cette journée est l'occasion de promouvoir notre jolie profession. Ainsi tous les psychomotriciens et les étudiants sont invités à créer une affiche, une intervention, une réunion et faire parler de nous dans nos institutions, cabinets, villes, ...


Par exemple, le réseau des psychomotriciens de la petite enfance a crée pour l'occasion une plaquette présentant notre rôle au sein des structures d'accueil petite enfance. Contactez les pour recevoir le document pdf !!

Certaines associations régionales ont mis en place des groupes de réflexion pour échanger sur les moyens de communications au niveau des départements, villes, régions. 


Vous pouvez retrouver les belles infographies d'Audrey et la contacter sur son site.

Les délégués de chaque pays de l'union européenne ont pour mission de collecter les initiatives pour les diffuser sur les réseaux sociaux, dans les médias. La Fédération Française des Psychomotriciens a recensé sur leur site les différentes idées et événements. Voici le flyer de la journée!!

Pour plus d'infos, vous pouvez contacter Dimitri Talbot dtablbot@psychomotricite.com
 
Pour retrouver le but de cette journée, voici la page d'information en anglais et en français sur le site de l'OIPR.
A nous tous de parler de notre métier pour la faire connaitre au plus grand nombre et valoriser au niveau européen l'accompagnement que nous proposons à nos patients!!!


MotriciQuest, la première application pour les psychomotriciens


En cette rentrée scolaire, pour la plupart des psychomotriciens, l'heure est au bilan. Alors voici une petite présentation de la première application qui nous est destinée s'appelle "MotriciQuest". Cet article a été rédigé en collaboration avec l'équipe de MotriciQuest.


" L'application MotriciQuest simplifie le travail des psychomotriciens. L'objectif principal est de proposer une solution fiable, simple, rapide et intuitive pour faciliter la passation et la correction des tests psychomoteurs. Le praticien peut dorénavant faire passer le test et le coter en même temps. MotriciQuest représente donc un gain de temps important pour le professionnel! L'application permet également d'éviter les erreurs dans les cotations aux tests et les calculs des résultats, qui pourraient engendrer des erreurs de diagnostics. "

Qui a crée l'application?? Comment est née l'application?

Les fondateurs nous racontent l'histoire de l'application:

Mathieu Baudonnat est le co-fondateur de l'application MotriciQuest. Docteur en neuroscience, il s'est intéressé ensuite au développement web et propose maintenant un service de création de site web. L'année dernière, sa fille a dû consulter une psychomotricienne. Il a alors échangé avec elle et a remarqué que l'étape de cotation des tests psychomoteurs prenait beaucoup de temps. L'idée d'élaborer un outil numérique pour aider les psychomotriciens est alors apparue très rapidement. 

Mathieu a pensé à son ami Christophe Frézier, développeur web professionnel, pour l'aider à créer cet outil destiné aux psychomotriciens.

L'application est née en Mai 2016 sous sa forme Bêta. Depuis, plus de 400 comptes ont été créés et plus de 600 tests ont déjà été cotés grâce à l'application. Ce succès a encouragé les développeurs à lancer la version définitive quelques mois après.

Elle a été développée en collaboration avec des psychomotriciens pour qu'elle soit simple et pratique d'utilisation.

La vidéo avec les commentaires du co-fondateur Mathieu Baudonnat et de la psychomotricienne Séverine Ricard explique l'utilité et le fonctionnement de l'application. 

MotriciQuest bénéficie de partenariats avec la FFP, le SNUP et le FEP qui aident au développement de l'application et à la communication auprès des psychomotriciens affiliés.

A quoi elle ressemble? Comment l'utiliser?

1- L'application se télécharge sur le site https://motriciquest.mindmetric.fr/home.

2- Il faut créer un compte en indiquant son mail puis le valider en cliquant sur le lien reçu par mail

L'infographie ci-dessous présente les différentes étapes :


Tarifs :

La licence étudiante est gratuite. 
Pour les professionnels, soit vous pouvez payer 0.99 € par jeton, c'est à dire par cotation de test ou opter pour la licence solo à 159 €/an.
Les établissements de santé peuvent solliciter l'équipe pour demander un devis.

Retrouvez les détails des différentes licences sur le site: https://motriciquest.mindmetric.fr/home

Et jusqu'au 30 Septembre 2016, bénéficiez d'une réduction de 20% sur tout le site avec le code RENTREE2016 !!!!

Quels sont les tests présent dans l'application?

La plupart des test psychomoteurs sont inclus avec les items correspondants. L'équipe envisage d'intégrer prochainement de nouveaux tests pour répondre au mieux aux besoins des praticiens.





Quid de la sécurité des données patients ?

"MotriciQuest assure une sécurité optimale des données patients". 

Le problème principal d'une application contenant des données de santé est celui de leur sécurité. MotriciQuest doit bien sûr garantir aux psychomotriciens une sécurité optimale de leurs données patients. Leur développeurs ont donc décidé de les stocker sur un Hébergeur Agréé de Données de Santé, certifié par la Haute Autorité de Santé.

Le système comprend aussi une double identification (mail et confirmation) et un cryptage des données. 

"MotriciQuest permet donc au praticien d'utiliser librement ses données patients sans souci!" 

Programme de recherche:

En créant MotriciQuest, Mathieu Baudonnat souhaitait développer une plateforme de stockage de données utilisables dans le cadre d'un programme de recherche en psychomotricité. L'application est en effet un excellent moyen de recueillir et centraliser un grand nombre de résultats aux tests psychomoteurs, pour ensuite les analyser et les traiter. 

"L'application pourrait par exemple servir à l'élaboration de tables de cotation dédiées aux personnes atteintes d'autisme, chose inexistante actuellement. MotriciQuest est donc plus qu'une application: elle peut devenir un outil de recherche performant très rapidement au service de la psychomotricité. Les développeurs sont donc en quête d'un chercheur pour travailler sur les données de l'application et établir un programme de recherche."

Le but également des co-fondateurs est d'aider à développer la psychomotricité à l'international grâce à MotriciQuest. Si l'application recense des données de psychomotriciens du monde entier, elle pourrait ensuite servir à établir des tables de cotation adaptées à chaque pays où est pratiquée la psychomotricité et ainsi augmenter la précision des résultats. 

Actualités de MotriciQuest?

Pour rencontrer les psychomotriciens pratiquant en France et à l'étranger, l'équipe MotriciQuest a participé au Colloque International de Psychomotricité organisé par l'ISRP

Sur le stand MotriciQuest, les professionnels présents ont pu tester l'application et échanger avec les développeurs pour mieux connaître ses fonctionnalités. L'équipe a pu rencontrer des psychomotriciens étrangers pour établir des partenariats à l'international. 

En effet, les développeurs ont besoin d'informations techniques comme les tables de cotation utilisées dans les différents pays pour la développer à l'étranger.

"MotriciQuest est donc une application web facilitant la passation des tests psychomoteurs et destinée à devenir une plateforme centrale internationale des données de tests. L'application est donc au service des psychomotriciens et du développement de la psychomotricité dans le monde."

Si vous souhaitez contacter l'équipe de MotriciQuest, envoyez-leur un mail à: contact@mindmetric.fr 

Pour être au courant des différentes informations sur l'application, jetez un coup d'oeil sur leur page facebook.

Le numéro ADELI: mais c'est qui Délie?



Après l'obtention du diplôme d'état de psychomotricien et une prise de poste, libéral ou en institution, nous devons nous enregistrer au répertoire ADELI dans le mois suivant le début de notre activité professionnelle. Rapidement après l'embauche, l'employeur nous demandera de lui fournir le numéro ADELI afin de finaliser le contrat.

Oui mais encore....

ADELI? Késako?
ADELI signifie "Automatisation des listes". Par l'obtention du numéro ADELI, nous enregistrons officiellement notre diplôme auprès de l'ARS de notre département de pratique et obtenons ainsi le droit d'exercer notre profession en toute légalité.

Ce numéro est unique, attribué à chaque praticien qui sert de numéro de réference figurant sur sa Carte de Professionnel de la Santé (CPS).


L'inscription est OBLIGATOIRE !!! Le défaut d'inscription est considéré comme un délit d'exercice illégal.

Selon le site du gouvernement:

" C’est un système d’information national sur les professionnels relevant du code de la santé publique, du code de l’action sociale et des familles et des personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue, d’ostéopathe, de psychothérapeute ou de chiropracteur. Il contient des informations personnelles et professionnelles (état civil – situation professionnelle – activités exercées). Un numéro ADELI est attribué à tous les praticiens salariés ou libéraux et leur sert de numéro de référence. "

S'enregistrer au répertoire ADELI

Chaque professionnel doit se rapprocher de l'ARS du département où il exerce (attention le département du lieu d'exercice!!!) afin de s'enregistrer.

Depuis le 1er Janvier 2016, les professionnels de santé n'ont pas besoin de se déplacer sur l'ARS de leur région. Ils peuvent faire leur démarche par mail (l'adresse est à trouver sur l'ARS de votre région) en indiquant l'objet du message et avec en pièces jointes:

 - L'original du diplôme (photocopie faite sur place pour montrer l'original!!)
 - Une pièce d’identité
 - Le formulaire d'inscription CERFA (le télécharger puis le remplir et enfin le scanner bien sur!! )

Cas particuliers:

Dans le cas de deux temps partiels, l'enregistrement se fait auprès du département où nous consacrons le plus de temps professionnel. En effet, un professionnel ne doit être inscrit qu'à un seul répertoire et ne doit en aucun cas multiplier les numéro ADELI!

Dans le cas d'un changement de région d'exercice, il sera demandé au psychomotricien de refaire les démarches nécessaires afin d'obtenir un nouveau numéro ADELI, propre à la région dans laquelle il s'installe professionnellement. Il faudra indiquer le précédent numéro fourni par la région précédente.

Bon à savoir...

Le numéro ADELI est délivré sous 15 jours après la réception du dossier (enfin hors période de vacances scolaires !!).

Si vous tenez à vous déplacer, vous serez reçu sur place par un employé qui s'occupera de rentrer l'ensemble des informations vous concernant sur le logiciel de l'ARS. Vous ressortirez alors muni d'une feuille avec le sacro-saint numéro. ALLELUIA!!!

N° ADELI
XX    XX    XXXX    X
      Département        Code profession         N° enregistrement           Clé de contrôle


Enjoué que vous êtes, n'oubliez cependant pas de récupérer votre diplôme officiel! Ainsi que l'ensemble de vos documents personnels...

L'inscription se faisant dans le mois suivant votre prise de poste, n'hésitez pas à informer votre supérieur de la nécessité de vous absenter le temps d'aller vous enregistrer. En effet, la plupart des bureau de l'ARS vous proposeront de venir sur des horaires types de bureau et vous pourriez bien être embarrassés...

Enfin, n'oubliez pas d'amener un bon livre car... vous ne serez pas seul! La démarche par mail facilite tout ça quand même!!

Pour plus d’informations, consulter le site du gouvernement.

L'équipe de la balle à picots.

Exposition Mental Désordre


La Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris propose actuellement une exposition temporaire sur le thème des troubles psychiques, afin de lever le voile sur les préjugés et les idées reçues à ce sujet. Une exposition entre arts et sciences !!


Un espace ludique a ainsi été aménagé pour permettre de mieux appréhender les maladies psychiatriques.

" Dans une scénographie en trois séquences dominée par le bois et ponctuée des œuvres de l’artiste finlandaise Vappu Rossi, jeux, maquettes, témoignages, quiz, tests et simulations placent le visiteur au cœur d’une expérience sensorielle qui le sensibilise au vécu des personnes souffrant de troubles mentaux et lui permet d'appréhender autrement la maladie psychique. "



Voici comment se déroule le parcours de l'exposition:

Une première partie est dédiée à l'évolution de la psychiatrie dans le temps, mais aussi dans le monde, avec le regard porté par différents pays selon différentes époques.Un rappel historique est proposé, et le visiteur évolue dans l'espace de la pièce au rythme des découvertes et nouveaux apports en psychiatrie.

Ensuite, plusieurs espaces viennent présenter succinctement les pathologies les plus connues du grand public (à savoir la dépression, la schizophrénie, la phobie, la bipolarité...) avec de nombreux témoignages de patients à l'appui (sous format écrit, vidéo...).

Portrait de Laurie


Laurie est une jeune psychomotricienne de 10 ans d'expérience. Elle a beaucoup travaillé dans le milieu de l'autisme. Aujourd'hui, elle travaille dans une unité de diagnostic de l'autisme et troubles apparentés dans le 93. C'est cette expérience qui a motivée notre souhait de l'interviewer.


« Question importante » : Pouvez-vous nous raconter votre parcours dans les grandes lignes ?

Je suis diplômée de la Pitié Salpêtrière depuis 2005. Durant mes études, j’ai été secrétaire d’une association « Psychomotricité En Action » et je suis partie un mois et demi mener un projet humanitaire dans un orphelinat roumain. Cela a été mon premier contact avec des enfants souffrant d’autisme, de carences psycho-affectives, parfois atteints de polyhandicaps. Cela a totalement guidé mon parcours professionnels ensuite. J'ai tout d’abord travaillé un an dans un IME et IMPro pour enfants et adolescents autistes. La longue distance de mon lieu de domicile a motivé mon changement et j'ai alors eu l’opportunité d’intégrer en 2006 l'équipe d'un Hôpital de Jour pour enfants autistes. Après avoir rencontré des adolescents autistes, l'idée de prise en charge précoce m'intéressait. Cela correspondait bien avec le projet du chef de pôle et responsable de l'hôpital de jour.
Un an après, en  2007, j'ai intégré l'équipe d'une unité de dépistage précoce des TED, 6 mois après sa création, une matinée par semaine.
Puis en 2008, un poste à mi-temps s'est libéré en CMP. J'ai saisi cette opportunité, tout en continuant un mi-temps à l'hôpital de jour.
En 2014, l'unité de dépistage s'est agrandie et a déménagé dans un hôpital de l'AP-HP. J'ai alors quitté l’hôpital de jour pour investir la création d’un poste à mi-temps.

« Question révélation » : Comment avez-vous découvert la psychomotricité ? Quel a été le déclic vers votre parcours professionnel ?

J'ai connu ce métier assez jeune grâce à ma mère qui était institutrice, elle en parlait parfois, mais j'avais une idée assez vague de ce que cela pouvait être. Plus tard, je voulais faire des études de psychologie. Mais j'étais aussi douée en sport et mes professeurs me parlaient de faire STAPS. La psychomotricité est au final une bonne combinaison des deux.
J'ai eu aussi l'idée de me diriger vers la kinésithérapie. Au travers de la prépa, j'ai découvert que je pouvais me présenter à d'autres concours notamment celui de psychomotricien. Déjà, je commençais à désinvestir l'idée de kiné au profit de la psychomotricité. J'ai passé plusieurs concours et réussi celui de psychomotricité et d'ergothérapie. J'ai fait le choix de la psychomotricité.

Afficher l'image d'origine« Question Peter Pan » : Quel métier vouliez-vous faire enfant ?

Pleins !!  Mais surtout, je rêvais d’être archéologue. J’admirais Indiana Jones. J'ai aussi pensé aux études de droit. C'était soit prendre soin des gens soit les défendre.



« Question madeleine de Proust » : Quel est votre premier souvenir de professionnel ?

C’était à l’IME, avec Laurence, une éducatrice spécialisée d’expérience. C’était mon premier poste en tant que professionnelle. Celle-ci m'avait un peu prise sous son aile. Elle est aujourd'hui devenue une amie. A l'époque, nous voulions construire un groupe thérapeutique avec nos ados/pré-adultes autistes de 20 ans. Avec ma collègue, nous les avions emmenés sur un terrain vague dans l'idée de constituer tout un « parcours physique ». Je nous revois tous courir et rire !! Je crois que nous prenions autant de plaisir qu'eux. D'un point de vue émotionnel c'était très fort, d'autant plus que ces jeunes étaient très malades et nous vivions avec eux des choses difficiles dans le quotidien. Pour certains, l'arrivée dans cette institution, à 16 ans, constituait un premier lieu de soin et de socialisation. 

« Question effet domino » : Quelles formations complémentaires avez-vous suivies ?

J'ai suivi une formation en graphomotricité au cours de ma 3ème année d’étude. Ensuite, diplômée, je me suis formée à l’approche Snoezelen.
Dans le cadre de projets institutionnels j’ai été formée au PECS, au PEP, à l'utilisation des pictos, à l'ADI, l'ADOS.
J’ai aussi suivi une formation aux notions de structurations psycho-corporelles avec Benoit Lesage.
En 2013, je suis diplômée du bilan sensori-moteur André Bullinger, après 2 ans de formation à Lille.

« Question Madame Soleil » : Ou imaginez-vous être dans 10 ans ? Quels sont vos projets futurs ?

Si je reste en région parisienne, je souhaite continuer à travailler dans le 93, pour la variété et la richesse de rencontrer différentes cultures. Le travail d’ethnopsychiatrie m'intéresse beaucoup, je souhaite creuser cela en termes de formation dès que possible. J'en apprends beaucoup  au contact de familles et patients de différentes cultures. Leur regard et croyance concernant la maladie sont parfois aux antipodes de nos perceptions occidentales et parfois très différentes d’une ethnie à une autre. Cela nous apprend à considérer chaque patient dans son cadre socio-familio-culturel sans présupposition et dans une remise en question permanente de nos modèles occidentaux. C'est également un choix pour le service public, sa mission, l'accès au soin pour les personnes qui n'en ont pas les moyens. Même si le travail peut être parfois difficile avec les traumatismes que peuvent rencontrer certaines familles.

« Question savoir-faire et savoir-être » : Quelles sont les qualités requises qui selon vous seraient primordiales pour la pratique de votre métier ?

La remise en question. L'auto-dérision. La patience. L'empathie bien sûr. Le dynamisme. L'esprit d'équipe. Pouvoir se laisser désillusionner. L'écoute de l'autre et l'ajustement à l'autre.

« Question transmission » : Que conseilleriez-vous à un étudiant se préparant à faire le même métier ?

De profiter des études, notamment de ce qui est de la pratique, de les vivre à fond. Dix ans après mes études, j'aurais envie de les revivre à nouveau avec mon expérience actuelle.
Je conseillerais également de se lancer, ne pas avoir peur et d'être indulgent avec soi-même. Prendre le temps de découvrir et rencontrer les patients en stage. Se laisser surprendre, et ne pas hésiter à faire des stages avec des populations que l’on envisageait pas du tout.

« Question éternel retour du lundi» : Pouvez-vous nous raconter votre journée type au travail ?

Je n'ai pas de journée type. Chaque journée est différente, entre le CMP et l'unité de dépistage des TED.

Au CMP, je reçois des enfants en séances individuelles toutes les ¾ d'heure avec ou sans leurs parents. Je reçois les parents tous les mois ou 2 mois pour faire le point. Je fais aussi des consultations en binôme avec les référents de la famille (psychologue ou pédopsychiatre) lorsque cela s’y prête. Je souhaite prochainement monter un groupe thérapeutique. Sur chaque lieu, une fois par semaine, l’équipe se rencontre lors d’une réunion de synthèse.

A l'unité, mon emploi du temps change tout le temps. Je peux faire des premières consultations en binôme ou des bilans. J'accompagne aussi les parents quand ils assistent aux évaluations derrière le miroir sans tain. Je fais parfois le lien entre les familles et le service d’hospitalisation de jour pour les examens somatiques.
Je passe beaucoup de temps au téléphone avec les partenaires de soins qui suivent déjà ou vont suivre les enfants. Ceux-ci sont conviés à venir assister aux passations de bilans. J'ai des temps de rédaction, de réunions en équipe. Nous rencontrons les partenaires de réseaux et participons à un travail de sensibilisation auprès des professionnels de santé. Je rencontre aussi mes collègues des CRA et participe à des groupes de travail sur l'autisme.

« Question intello » : Quel est le titre de votre mémoire de DE ? Ou peut-on vous lire ou vous retrouver ? Quels sont les ouvrages fondamentaux selon vous à lire ?

Le titre de mon mémoire : « Psychomotricité, temps mieux ». Il s'agissait du récit du travail avec une petite fille présentant une déficiente intellectuelle, au sein d'un groupe thérapeutique dans le cadre de son admission en EMP. J'avais alors axé ma réflexion sur les difficultés spatio-temporelles, le travail autour de la temporalité, du rythme.
J'ai participé à la rédaction d'un article avec l'unité de dépistage des TED, publié dans la revue « Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence ».
J'ai écrit sur ma pratique, présenté ce travail dans le cadre du séminaire de notre intersecteur qui a lieu tous les deux mois. Ceux-ci sont rassemblés dans une revue pour les professionnels de l'inter secteur appelé « Inter Eux ».

« Question gourou » : Qui a été pour vous un mentor dans votre parcours professionnel ? Pourquoi ?

Michel, mon maître de stage de 3ème année, devenu un ami cher. Il m'a mis sur le devant de la scène avec déjà des responsabilités et une autonomie pour proposer des médiations aux patients. Il avait pour moi une position de supervision et de regard extérieur. Il m'a permis de découvrir des médiations passionnantes avec les enfants, par exemple l'équithérapie. Il m'a fait confiance, m'a laissé l’opportunité de parler de mon travail avec l'enfant auprès des parents et des professionnels.

« Question choisir c’est renoncer » : Quelle est votre médiation de prédilection ?

« Choisir c'est renoncer » ? Mais c'est MA phrase fétiche !! Comme outil de prédilection je dirais : la toupie géante et le plancher. Comme médiation, le jeu spontané. Comme approche sensible et manière de regarder l'enfant, la sensori-motricité.

« Question manège à sensations » : Quelle a été votre expérience corporelle mémorable ?

Une expérience de tyrolienne géante près du lac d'Annecy... L'impression de sauter d'une montagne !!!

« Question sky is the limit » : Quel avenir envisagez-vous pour la psychomotricité ?

Une expansion de notre profession avec de plus en plus de postes. Il existe encore beaucoup de services où il n'y a pas de psychomotricien. Je pense aux services pour personnes âgées. J'ai l'idée aussi que la psychomotricité peut davantage sortir aussi du champ du handicap.
J'envisage une meilleure reconnaissance et revalorisation de notre profession. Notre métier n'est pas suffisamment reconnu. Dans la fonction publique, en convention hospitalière territoriale, nos salaires sont les moins attrayants en comparaison des conventions 51, 66, du privé ou du travail en libéral.

« Question inavouée » : Quelles questions aimeriez-vous que l’on vous pose ?

J'aurais imaginé comme question : « Avez-vous une anecdote illustrant un moment difficile ? » J'en ai plein. Des moments de violence. Par exemple la morsure d'un enfant, un patient que tu veux aider mais qui t'attaque dans ton propre corps. Ou lorsqu’un enfant est tellement mal, qu’il hurle et que tu n’arrives pas à le soulager. Cela renvoie à un important sentiment d’impuissance qui n’est pas toujours facile à vivre. La contenance institutionnelle est alors primordiale.

 « Question « les cordonniers sont les plus mal chaussés » » : Quel est pour vous votre « comble du psychomotricien » ?

D'avoir mal au dos. D'être maladroit. Moi je suis de moins en moins maladroite,...mais j'ai de plus en plus mal au dos !

« Question survie » : Quel est l’objet indispensable du psychomotricien ?

La grosse toupie !!! Elle est magique… elle offre tellement d’appuis corporels, que des enfants très agités peuvent en quelques instants devenir calme et s’engager dans une relation de qualité.
  
« Question balle à picots » : Quelle anecdote rigolote en clinique pouvez-vous partager ?

À l'Hôpital de jour, en séance avec un enfant, pendant un temps de relaxation. Je berçais l’enfant dans un drap accroché en hamac… et il s'est complètement endormi. Je l'ai posé au sol, il ronflait !!! Ce petit bonhomme de 4-5 ans ronflait tellement fort !!!!  Je me suis assise parterre à côté de lui,  j'ai fermé les yeux, et j'avais très envie de dormir moi aussi !!!

Interview de Denis Grabot - Directeur de l'IFP de Bordeaux

Denis GRABOT,
Psychomotricien, psychologue, sociologue, directeur de l’IFP de l’Université de Bordeaux

Interview réalisée le jeudi 18 février 2016, dans le bureau de M. GRABOT, au sein de l’Institut de Formation de Psychomotricité de Bordeaux, par Thibaut P., étudiant en troisième année de psychomotricité.



« Question importante » : Pouvez-vous nous raconter votre parcours dans  les grandes lignes ? (Année du diplôme et école de formation, premiers  postes, …)

Denis GRABOT : J’ai commencé par la formation en psychomotricité, j’ai eu mon Diplôme d’État en 1982.

Quel était le sujet de votre mémoire ?
DG :    La communication non-verbale. Mais à cette époque les mémoires n’avaient rien à voir avec les mémoires d’aujourd’hui, on disposait de très peu de données bibliographiques. On n’avait pas cette armoire d’ouvrages sur la psychomotricité qui existe aujourd’hui. Des textes, comme ceux d’Ajuriaguerra, existaient mais étaient peu accessibles.
Puis j’ai effectué mon service militaire comme le faisaient à l’époque les jeunes hommes.
À mon retour j’ai eu ma deuxième année de psychologie (DEUG). Puis, après la licence et la maîtrise, j’ai eu mon DESS (bac+5) de psychologie du travail en 1987.
J’ai alors commencé à travailler comme psychologue au Centre Hospitalier Charles Perrens dans le service de psychiatrie du Professeur TIGNOL, alors directeur de l’IFP de Bordeaux.
C’est en 1989 que je suis devenu directeur technique de l’IFP de Bordeaux..
J’ai obtenu par équivalence le diplôme de Cadre de santé, suite à sa création en 1995
J’ai été ensuite vers un Diplôme d’étude approfondie de sociologie que j’ai obtenu en 1997 pour continuer vers une thèse de sociologie sur les psychomotriciens : L’émergence de la profession de psychomotricien, soutenue en 2002.
.En 2000 je suis devenu Directeur de l’IFP car la réglementation le permettait.

Tout ceci à Bordeaux ?
DG :    Oui toujours à Bordeaux. Je vis actuellement dans la maison familiale près de l’Hôpital Charles Perrens où j’avais l’habitude de jouer quand j’étais enfant.

Avez-vous exercé en tant que psychomotricien ?
DG :    Je n’ai quasiment pas exercé en tant que psychomotricien.

Mais on voit bien l’intérêt que vous continuez de porter pour la psychomotricité avec vos publications récentes…
DG :    Évidemment je pense toujours à la psychomotricité, tous les jours.


« Question révélation » : Comment avez-vous découvert la psychomotricité ?

DG :    Je n’ai que très peu de souvenir, ce n’était pas une révélation, j’ai eu mon concours après la première année de formation comme ça se faisait à ce moment-là. Il y avait alors 11 instituts de formation en France.
Puis, avec la baisse brutale du numerus clausus et une perte d’intérêts pour la formation en psychomotricité, le nombre d’instituts de formation s’est retrouvé à 6.

Et aujourd’hui ?
DG :    Aujourd’hui, j’exerce toujours en tant que psychologue au sein de la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique du Centre hospitalier Charles Perrens. En effet, le poste de directeur de l’IFP de Bordeaux ne s’exerce pas à plein temps.


« Question savoir-faire et savoir-être » : Quelles sont les qualités requises qui, selon vous, seraient primordiales pour la pratique de votre métier ?

DG :    Il y en plein bien sûr.
Par exemple un enseignant m’a rapporté que des élèves de deuxième année n’ont jamais pris d’enfants dans leurs bras. Il y a des choses dont on ne peut pas se passer en psychomotricité et on peut considérer que le portage est un savoir-faire incontournable pour le psychomotricien.
Comme pour les coordinations dynamiques générales, il paraît important de ne pas avoir de troubles de ce côté-là pour le psychomotricien.
Il faut aussi savoir gérer une relation dissymétrique entre un patient et un soignant, en tant que psychomotricien on ne raconte pas sa vie, on écoute plus que l’on parle.


« Question transmission » : Que conseilleriez-vous à un étudiant s’interrogeant sur le métier de psychomotricien ?

DG :    Qu’il regarde notre clip sur le site internet de l’IFP de Bordeaux. Le clip représente bien la réalité du triptyque de la formation entre concepts théoriques, stages et pratiques. On y voit, par exemple, lors des cours de pratique, l’aménagement de la salle de psychomotricité et ce que les psychomotriciens y font.
En visionnant les clips des autres filières On y voit bien les différences avec les métiers de kinésithérapeute, ergothérapeute. Le type de patients n’est pas du tout le même, l’activité des psychomotriciens non plus, ce sont des métiers complètement différents.
Après, c’est aux jeunes de se projeter dans la pratique qu’ils souhaitent avoir en tant que psychomotricien. Par exemple, tous les ans la part des psychomotriciens en libéral augmente d’un point, pour arriver cette année à 17%. L’exercice du métier en libéral et en salarié est très différent.


«  Question Yin-yang » : Quels sont selon vous les avantages et les inconvénients du métier ?

DG :    Les étudiants voient le métier avec des images très grossières, ce qu’ils veulent c’est “aider les autres”, travailler “dans le médical”, “s’occuper des enfants”. Et puis la question du salaire n’est pas très encourageante selon eux, mais en réalité à l'hôpital par exemple on est sur les mêmes grilles que les kinés.


« Question autour du monde » : Dans un résumé de votre thèse en anglais vous ne traduisez pas le mot psychomotricité. Aujourd’hui comment évoque-t-on la psychomotricité à l’étranger ?

DG :    Il y a un article dans le Thérapie psychomotrice n°179, fait par des étudiants de deuxième année à la Salpêtrière, intitulé : La psychomotricité ici et ailleurs. Ils parlent de la psychomotricité en Espagne, en Suisse, et de la recherche en psychomotricité aux États-Unis. Aujourd’hui aux États-Unis l’adjectif « psychomotor » existe. Dans cet article on y évoque des chercheurs qui s’intéressent aux troubles psychomoteurs. La psychomotricité aux États-Unis semble être incluse dans les techniques psychothérapiques à médiation corporelle.

Mais comment traduire le métier de psychomotricien et la discipline de la psychomotricité ?
DG :    Comme la formation n’existe pas, le terme de psychomotricien n’existe pas en anglais.
Si on veut évoquer la discipline on peut dire « psychomotricity ».
La discipline à part entière n’existera que dans une classification universitaire. A mon avis elle n’existera que dans une discipline “rééducation” qui intègrera les psychomotriciens, les ergothérapeutes, les orthophonistes, les kinés. Mais tout cela doit se faire de manière universitaire et cela paraît impossible dans un pays libéral comme les États-Unis où on va chez des commerçants qui nous vendent un soin avec même quelques fois des offres promotionnelles !
Cette discipline pourrait s’intégrer dans les formations de santé à travers des cours de danse-thérapie, de relaxation…


«  Question librairie » : Des ouvrages fondamentaux ?

M. GRABOT les a sur son bureau.
Il nous montre :
Être psychomotricien : Un métier du présent, un métier d'avenir - Catherine POTEL - 2010
Julian de Ajuriaguerra et la naissance de la psychomotricité : Volume 1, Corps, tonus et psychomotricité - Fabien JOLY et Geneviève LABES - 2008
Thérapie psychomotrice avec l'enfant ; la rencontre en son labyrinthe - Françoise DESOBEAU - 2008
Manuel d'enseignement de psychomotricité Tome 1, 2 et 3 - de Philippe SCIALOM, Françoise GIROMINI et Jean-Michel ALBARET - 2015


« Question choisir c’est renoncer » : Avez-vous une médiation de prédilection ?

DG :    Non.


« Question survie » : Quel est l’objet indispensable du psychomotricien ?

DG :    Le tapis, pour la pratique corporelle.


« Question sky is the limit » : Quel avenir pour la psychomotricité ?

Mr GRABOT prends la feuille de route de la Grande Conférence de Santé et nous lit certaines mesures.

DG :    La Grande Conférence de Santé a eu lieu le 11 février 2016 avec pour titre Accompagner le progrès en santé : nouveaux enjeux professionnels. Un certain nombre de mesures ont été présentées, certaines nous concernent :
Mesure n° 13 : Confier - à moyen terme - aux universités l’encadrement pédagogique des formations paramédicales
Mesure n°14 : Étendre la logique d'évaluation de l'enseignement supérieur aux écoles et instituts de formation paramédicaux
Mesure n° 15 : Concourir à l'émergence d'un corps d'enseignants chercheurs pour les formations paramédicales
Ces mesures me conviennent mais il faut que ça soit mis en pratique, que les budgets suivent.


« Question Denis Grabot » : Vos lectures du moment ?

DG :    En ce moment ma clinique c’est le psychotraumatisme, alors j’essaie de lire sur ce thème.

Et film d’actualité ?
Le documentaire Bouton de nacre (sortie le 28 octobre 2015) m’a pas mal marqué.


Réalisé par Thibaut P. pour LaBalleaPicots.com

La cour de récréation, comment et pourquoi en faire un atout au travail du psychomotricien

Dans les structures spécialisées comme dans les écoles, la cour de récréation reste incontournable. Le temps de la récréation est institutionnalisé, les enfants l’ont repéré et s’en saisissent. Toutefois, comme chacun sait, les besoins des enfants en institution ne sont pas les mêmes que ceux des enfants en école, cela est aussi valable pour l’activité récréation.


1/ Les enfants handicapés

Les enfants handicapés mentaux, accueillis dans les IME peuvent présenter des troubles du comportement, des difficultés motrices et une fatigabilité importante. Dans le cadre familial, certains enfants sont difficilement mobilisables pour aller au parc, dans des structures de jeux ou côtoyer au quotidien un escalier. Ces enfants viennent et repartent avec des chauffeurs, qui les accompagnent de leur domicile à leur institut. Souvent la structure de l’institut facilite les accès et donc réduit les déplacements dans les couloirs, dehors ou par un escalier. Ces enfants ne sont donc pas assez stimulés au quotidien et en grande difficulté pour l’autonomie.


2/ Le bienfait de l’activité physique à la récréation

L’activité physique joue un rôle clef dans l’amélioration du mieux-être psychologique, social et physique des enfants.

D’une façon générale, l’activité physique libre des enfants d’âge scolaire permet :
  • Avoir plus d’énergie
  • Réduire leur stress
  • Améliorer leur posture et leur sommeil
  • Renforcer leurs muscles, leurs os et leurs poumons
  • Atteindre un meilleur poids pour la santé
  • Réduire le risque d’avoir des maladies
  • Accroître leurs interactions sociales

Développer une meilleure capacité de concentration et de relaxation, ainsi qu’une plus grande attention.


Pour les enfants handicapés mentaux, l’importance d’une aire de jeux va plus loin.
L’absence de but dans cette cour vide est source d’angoisse pour certains. Ils tournent en rond dans la cour, les jeux sociaux comme le ballon ne les intéressent pas.
Les directives et le lien soutenu avec l’éducateur durant la médiation sont en suspend car la récréation est un temps pour se ressourcer seul, mais ce concept n’est pas accessible à tous. Pour ces enfants, avoir pour but un jeu qu’ils vont pouvoir faire seul, va leur permettre de se ressourcer pleinement : c’est par leur propre objectif de jeu qu’ils vont faire, donc qu’ils vont être.
Les jeux libres sont difficiles à investir pour un enfant ayant des difficultés à concevoir, le jeu tourne rapidement à l’agressivité envers les autres enfants. Une aire de jeux permet de canaliser l’agressivité des enfants.
Permettre la socialisation dans le jeu libre. L’estrade est un espace hors de portée de l’adulte. Cet espace permet la rencontre privilégiée d’enfants.


3/ L’importance pour la psychomotricité

Il est impératif pour les enfants de bouger, tester, expérimenter leur corps. Plus ils feront des expériences motrices, plus leur perception du corps sera fine. Un schéma corporel solide permet à l’enfant d’engager son corps dans l’action et d’affiner ses coordinations, sa souplesse, sa précision, sa rapidité et son équilibre.

Toute la motricité du corps est corrélée, l’enfant doit exercer sa motricité globale pour mettre en place les bases essentielles au développement de la motricité fine.
La structuration de l’espace nécessite une perception du corps suffisante. L’enfant va prendre son corps en référentiel pour évoluer dans l’espace. Enrichir ses capacités de gestion environnementale et de la perception de son propre environnement, va lui permettre de développer la structuration de l’espace.



4/ Le matériel nécessaire

Pour la mise en place de l’aire de jeux, plusieurs éléments sont indispensables :
  • Un toboggan
  • Un escalier avec rampe
  • Une estrade suffisamment grande
  • Un module technique pour monter
  • Un module technique pour grimper
  • Un espace pour se cacher
  • Des dalles au sol ou un sol coulé sur une partie de la cour pouvant amortir les chocs d’une chute.


En conclusion...

La récréation est un moment investi par l'institution, les enfants veulent s'aérer et se dépenser et tous les professionnels s'entendent sur ce besoin. En définitive, il apparaît nécessaire d'aménager cet espace pour qu'il devienne un lieu où le corps bouge, rencontre l'autre et se retrouver lui-même.
Le jeu libre dans les structures motrices apparaît comme un atout complémentaire au travail réalisé dans le cadre d'une prise en charge en psychomotricité: l'enfant exporte ses compétences et se conforte dans ses acquis, il part à la rencontre de l'autre via son corps et sa créativité, il trouve écho dans son camarade ce qui le renvoie à lui-même.

Audrey Avril, psychomotricienne.