Zoom sur le documentaire Le cerveau d'Hugo

Le cerveau d’Hugo est un documentaire-fiction réalisé par Sophie Révil en 2012. Il retrace l’histoire d’un enfant autiste Asperger.

Ponctué de témoignages d’enfants, d’adolescents et d’adultes autistes ainsi que de leurs familles, il nous permet de découvrir la complexité de cette forme d’autisme.

Selon la CIM 10 (Classification Internationale des Maladies), les critères diagnostiques du Syndrome d’Asperger sont :

 A. Absence de tout retard général, cliniquement significatif, du langage (versant expressif ou réceptif), ou du développement cognitif. L’acquisition de mots isolés vers l’âge de 2 ans ou avant et l’utilisation de phrases communicatives à l’âge de 3 ans ou avant sont nécessaires au diagnostic. L’autonomie, le comportement adaptatif et la curiosité pour l’environnement au cours des 3 premières années doivent être d’un niveau compatible avec un développement intellectuel normal.
Les étapes du développement moteur peuvent être toutefois quelque peu retardées et la présence d’une maladresse motrice est habituelle (mais non obligatoire pour le diagnostic). L’enfant a souvent des capacités particulières isolées, fréquemment en rapport avec des préoccupations anormales, mais ceci n’est pas exigé pour le diagnostic.

B. Altération qualitative des interactions sociales réciproques (mêmes critères que pour l’autisme).

C. Caractère inhabituellement intense et limité des intérêts ou caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités (mêmes critères que pour l’autisme, mais les maniérismes moteurs ou les préoccupations pour certaines parties d’un objet ou pour des éléments non fonctionnels de matériels de jeu sont moins fréquents).

D. Le trouble n’est pas attribuable à d’autres variétés de trouble envahissant du développement, à une schizophrénie simple, à un trouble schizotypique, à un trouble obsessionnel compulsif, à une personnalité anankastique, à un trouble réactionnel de l’attachement de l’enfance, à un trouble de l’attachement de l’enfance, avec désinhibition (F94.2).

Selon le DSM IV (Manuel Diagnostique et Statique des troubles mentaux), les critères diagnostiques sont :
A. Altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent au moins deux des éléments suivants:
(1) altération marquée dans l'utilisation, pour réguler les interactions sociales, des comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes
(2) incapacité à établir des relations avec les pairs correspondant au niveau du développement 
(3) le sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs, ses intérêts ou ses réussites avec d'autres personnes (p. ex., il ne cherche pas à montrer, à désigner du doigt ou à apporter les objets qui l'intéressent)
(4) manque de réciprocité sociale ou émotionnelle.
B. Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants:
(1) préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d'intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans son orientation (ex. fascination pour les horaires de train)
(2) adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels
(3) maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p.ex., battements ou torsions des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps)
(4) préoccupations persistantes pour certaines parties des objets.

C. La perturbation entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants.
 
D. Il n'existe pas un retard général du langage significatif sur le plan clinique (p. ex., le sujet a utilisé des mots isolés vers l'âge de deux ans et des phrases à valeur de communication vers l'âge de 3 ans).

E. Au cours de l'enfance, il n'y a pas eu de retard significatif sur le plan clinique dans le développement cognitif ni dans le développement en fonction de l'âge, des capacités d'autonomie, du comportement adaptatif (sauf dans le domaine de l'interaction sociale) et de la curiosité pour l'environnement.

F. Le trouble ne répond pas aux critères d'un autre trouble envahissant du développement spécifique ni à ceux d'une schizophrénie.

En effet l’autisme est un trouble qui suscite de nombreux débats et son étiologie encore davantage. Dans ce film la piste biologique (génétique et neurobiologique) est mise en avant. L’approche psychanalytique ayant été décriée ces dernières années. Mais ne pourrions nous pas nous interroger sur une étiologie multifactorielle ? Les recherches à ce sujet sont loin d’être terminées et le débat reste ouvert.


 
 Voici le lien de la vidéo !

Pour agrémenter votre rentrée, il est possible de trouver un article complémentaire sur le site pour se plonger dans la tête d’un enfant autiste : « L’étrange incident du chien pendant la nuit ».



Amandine